Le Réseau des Musées «Terre dei Malaspina e delle Statue Stele» répond à la volonté de la Province toscane de Massa-Carrara d’accompagner les citoyens et les visiteurs à la découverte des musées de son territoire. La création de ce réseau provincial élargit la fonction de conservation du patrimoine historique, artistique et culturel des musées, pour faire de ces derniers les acteurs à part entière d’un projet global de coordination, qui améliore leur visibilité et leur offre.

Ce réseau aide également les usagers de la Province de Massa-Carrare à s’orienter dans l’offre culturelle locale, tout en leur offrant constamment une vision d’ensemble.

Grâce aux instruments de communication disponibles dans les musées de la province et les localités qui les accueillent, le visiteur peut maintenant «lire» et «découvrir» le territoire, ses caractéristiques et ses richesses : des plaques et des totems l’accompagnent dans son parcours de découverte des musées et l’aident à mieux connaître ce territoire au passé illustre, que ce réseau met en valeur comme il le mérite.

Le projet, co-financé par la Région Toscane, s’inscrit dans le cadre du Plan Intégré pour la Culture 2008-2010.
PRÉAMBULE
Le patrimoine culturel, matériel et immatériel, témoigne de la créativité humaine et constitue le socle de l’identité des peuples. La vie culturelle a pour vocation la sauvegarde et la valorisation des traditions populaires, ainsi que la création et l’innovation de formes d’expression adaptées à chaque individu et à ses caractéristiques spécifiques. Elle est par conséquent étrangère à toute tentative d’imposer des modèles culturels rigides.
(Agenda 21 de la culture, Principes)
LE TOURISME CULTUREL ET LES CITADINS
Les potentialités économiques évidentes du tourisme culturel semblent être la principale cause de l’intérêt accordé par les acteurs privés et publics accordent au patrimoine culturel et à la sauvegarde du paysage. Nous considérons toutefois que la population d’un territoire, à elle seule, suffit à justifier une action de valorisation culturelle, qconçue à la fois comme un service offert à la communauté locale et comme un facteur de développement des flux touristiques.
SAVOIR COMMUNIQUER LA VALEUR DU TERRITOIRE
Culture et activités productives, public et privé, sont longtemps restés des secteurs parallèles, traditionnellement voués à ne pas interagir. Ils constituent aujourd’hui la trame du tissu social qui ne peut se développer que si le capital de connaissances des habitants circule et stimule l’innovation. Mémoire du passé et compréhension du présent se renforcent mutuellement, et transforment l’héritage culturel en production de contenus adaptés aux habitants d’aujourd’hui.

Le réseau des musées, des églises («pievi») et des châteaux qui jalonnent la Voie Francigène est une ressource fondamentale pour le territoire de la Province de Massa-Carrare, et un premier pas vers l’émergence d’un véritable District Culturel en mesure d’intégrer activités et filières et d’atteindre une masse critique de biens et de services spécialisés, en élaborant des stratégies communes qui associent une pluralité d’acteurs.
RÉSEAUX DE MUSÉES, RÉSEAUX DE BIENS CULTURELS, DISTRICTS CULTURELS : EXPÉRIENCES CONSOLIDÉES.
Désormais, la pratique des mises en réseaux de musées et de biens culturels s’est également diffusée en Italie, tout comme les réseaux de réseaux, comme par exemple le Réseau des Régions innovatives en Europe ou les réseaux de villes Eurocities.

Les réseaux sont des conditions préalables au développement d’un District culturel. Quelle est la différence entre une ville d’art – comme Florence ou Venise – et un District Culturel? Dans le premier cas, l’élément central est le tourisme de masse, avec création de rente à partir du patrimoine culturel; dans le second cas, c’est le tissage entre innovation, créativité, valorisation des biens environnementaux et culturels, et l’articulation entre innovation culturelle et/ou technologique et formes qualifiées d’animation, qui ont un rôle central. Hollywood et Bollywood sont des exemples de Districts Culturels, mais aussi à plus petite échelle Rome, le Chianti ou les Langhe, ces dernières offrant un intéressant exemple de transition de district oenologique à district culturel multi-sectoriel.
PROGRAMME
Tessera MuseiLa pierre angulaire du Plan Stratégique de Communication est la notion de «Territoire qui apprend» ou learning region, qui désigne des processus généralisés d’apprentissage au sein du territoire – c’est à dire des formes de production et de valorisation de la connaissance, dans l’acception la plus large du terme – en tant que facteur de cohésion et de durabilité, et composante fondamentale de la promotion du territoire.
On aime et on promeut ce que l’on connaît : les musées, les églises («pievi»), les châteaux sont les témoins des différentes étapes de notre histoire collective. Ils sont intimement liés à notre identité, celle-ci nous permettant de reconnaître et d’interpréter notre environnement.

Pour activer et pour rendre explicite ce patrimoine de mémoire, il faut :
éclairer les relations entre les productions historiques, architecturales ou artistiques et le contexte qui les a engendrées, en conjuguant différents outils de communication (textes, images, supports numériques);

réinterpréter l’identité à la lumière des changements, afin que la valorisation du passé et de la mémoire ne se fasse pas sur le mode de la nostalgie et du refus de la contemporanéité;

réactiver les liens entre tradition et activités productives, non pas tant et non seulement à des fins de rentabilité, mais pour réélaborer la culture productive locale (par exemple les routes commerciales, les traditions agro-alimentaires, l’histoire des transports et de la viabilité, etc…).
L’identité comme ressource compétitive :
1. de l’identité à l’image et à la perception : saisir les potentialités de la demande et garantir le positionnement adopté;

2. le tourisme comme instrument culturel de réhabilitation, de revitalisation et de réélaboration des ressources du territoire;

3. le tourisme comme vecteur de renforcement, par une démarche de marketing territorial, des ressources immatérielles et du sentiment d’appartenance;

4. du «tourisme durable» au tourisme comme vecteur de développement durable;

5. l’accueil comme système : articulastion entre lieux et personnes;

6. accueillir le touriste et savoir le retenir : «projeter ensemble l’accueil», un défi pour tous, organismes publics, opérateurs privés, résidents;

7. concevoir des instruments pour favoriser la participation de la communauté locale et sensibiliser l’opinion publique.